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Cette aventure qui a commencé est la plus belle qui soit. Elle fait tourner les têtes et marcher le monde. Mais l’affaire n’est pas simple.

Loin de nous l’idée que la rencontre amoureuse ne soit que la projection croisée de deux idéaux. Mais, l’espace de quelques mois, c’est pourtant vrai : Éros a bandé son arc et décoché sa flèche à l’insu des amoureux, comme si une mystérieuse machine s’était mise en route pour tricoter un destin que personne n’avait prévu. Ne perdons pas de vue que le but de mère nature est de perpétuer ce qu’elle a créé…

Qu’est-ce qui attire deux êtres ?
La question est importante car c’est d’elle que va dépendre la pérennité du couple.

La psychologie des profondeurs nous enseigne que nous portons en nous des « imagos », sortes d’archétypes masculins et féminins qui orienteraient nos choix.

La psychanalyse dira que notre passé nous rend sensibles à des personnes qui nous rappellent des acteurs de notre enfance. Une histoire d’Œdipe en quelque sorte. Cela peut se vérifier : ainsi une ravissante jeune femme tomber amoureuse d’un homme qui ne semble pas s’accorder avec elle, mais qui est le sosie de son père. Et vice versa.

Notre inconscient a le génie de garder au fond de ses caves un album de photos, sauf que ces photos ne sont pas que des photos, elles sont associées à des émotions refoulées. Et plus nous avons des émotions négatives refoulées plus nous avons besoin d’idéaux, histoire de sortir la tête hors de l’eau.
Par principe ce qui est refoulé est actif, mais à notre insu. C’est ainsi qu’innocemment, nous allons ouvrir notre cœur à l’homme ou la femme « de notre vie », paré(e) par nous de toutes les qualités que nous recherchons. Nous lui livrons sur un plateau notre enfant intérieur.

Cela peut être le début d’une grande histoire d’amour. Car l’amour vrai existe.
Mais parfois les images-émotions de notre enfance sont pleines de souffrance et nous l’avions oublié… comme cette jeune fille jolie, intelligente, courageuse qui après quelques mois de relation amoureuse vient me consulter car elle a été battue par son compagnon. Elle n’a certes pas été attirée consciemment par cet homme parce qu’il allait être brutal. Mais elle portait en elle les empreintes d’un mauvais traitement paternel et son inconscient a fait le reste. Il a choisi un homme potentiellement maltraitant pour rejouer, à son insu, le même concerto émotionnel que ce qu’elle connaissait déjà. Le rejet et le mépris.

Nous choisissons le compagnon ou la compagne non pas tant parce qu’il ressemble à une figure parentale mais parce qu’il offre l’opportunité, par son comportement avec nous, de ressentir les mêmes émotions que nous avons connues enfant. Il (elle) appuie sur les mêmes touches de notre piano émotionnel que nos parents et nous reconnaissons la mélodie de cette vibration émotionnelle. Elle nous est familière et surtout nous n’en connaissons pas d’autre !

A suivre …

 

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