Passer par le thème de la souffrance était nécessaire pour parler du plaisir.

Un des terrains sur lequel on peut assurément aller le chercher est celui de la sexualité.

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Si pour les singes bonobos la copulation est une façon de se dire « bonjour-bonsoir », il n’en va pas de même pour la majorité des êtres humains, contrairement à ce que pourrait nous faire croire une forme très à la mode de banalisation de la sexualité.

L’être humain est trop complexe pour ne vivre cette fonction que sur le plan instinctif. Certes, mère nature n’a d’autres lois que faire se reproduire les espèces. Pour assurer cette perpétuation, elle a créé, chez les mammifères un système hormonal efficace, ainsi que des comportements instinctifs de cour.

La nature aurait « créé le désir pour contourner le dégoût », disent certains sexologues. On ne va pas trop épiloguer sur ce point de vue, car il aurait été plus simple de ne pas créer le dégoût. La nature a d’autres choses à faire que de se prendre les pieds dans la dualité, très proprement mentale. Et aller directement au désir est une voie royale.

Laissons donc aux bonobos leurs accolades affriolantes. Le versant humain est autrement plus intéressant par sa richesse et sa complexité.

Il est marqué par les expériences infantiles tant au niveau de la pensée que de l’affectivité, et de l’émotion. La spiritualité (dans le sens de l’esprit et non dans le sens religieux) joue également un rôle de premier plan dans la rencontre amoureuse.

Et si la sexualité n’était autre chose que faire descendre le ciel sur la terre ? De se faire s’incarner l’énergie de l’amour, qu’il soit d’un niveau spirituel, mental, affectif ou instinctif ?

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