
Qui n’a jamais éprouvé le manque, ce type de manque qui tenaille le corps et l’esprit et qui est plus que du besoin? Manque de l’autre que nous aimons, manque indicible qui nous pousse à nous ruer de manière compulsive sur la nourriture, notre écran de téléphone, la cigarette, l’alcool, ou toute substance qui nous procure un shoot instantané de bien-être.
Les expériences de carence affective, de sevrage précoce, ou de soins inadaptés durant l’enfance façonnent notre capacité à gérer l’absence, l’abandon ou la frustration à l’âge adulte. L’enfant qui a été privé de sécurité affective ou de réponses adaptées à ses besoins développe un sentiment de manque profond. Ce manque devient alors une blessure enfouie, qui surgira plus tard sous forme d’angoisses et de comportements compensatoires.
Comment le manque peut se transformer en addiction à l’âge adulte
Quelle que soit sa cause, à l’âge adulte, le souvenir inconscient de ce manque précoce pousse de nombreuses personnes à chercher des moyens de combler ce vide intérieur. C’est là qu’interviennent les addictions : alcool, nourriture, drogues, sucre, et d’autres comportements de remplissage. Ces pratiques apportent un soulagement temporaire, un apaisement illusoire, en remplissant le vide affectif laissé par les traumatismes de l’enfance.
Bien que la source de nos idées et de nos émotions soit de l’ordre de la conscience, l’angoisse du manque se traduit au niveau du corps par des échanges biochimiques dont les résultats sont des tensions corporelles.
Les tensions corporelles : manifestations physiques du manque psychologique
Le corps devient le théâtre des angoisses issues de ce manque. Des tensions se manifestent souvent dans des zones spécifiques du corps — l’estomac, la gorge, le diaphragme — en écho à des besoins émotionnels inassouvis. D’autres zones, comme le cou, le dos et le bassin, peuvent également être sources de douleurs liées aux blessures émotionnelles non résolues de l’enfance. Ces tensions, en grande partie inconscientes, sont les signes d’un manque de base que la personne tente de combler par divers moyens.
À l’origine de ces tensions corporelles, des expériences très précoces de frustrations, des expériences traumatiques précoces qui ont été passées en silence.
La recherche de réconfort à travers des comportements compulsifs
Chez certains adultes, seuls les comportements de remplissage ou d’addiction donnent la sensation – momentanée – d’apaisement (nourriture, sucre, alcool, drogues, etc.). Certains comportements de type maniaque sont une façon d’éviter l’angoisse du vide : la tension vers la perfection, que ce soit pour une œuvre ou pour le ménage de tous les jours, apporte un temps très bref la sensation que le manque, donc l’angoisse qui y est liée, est mis à l’écart. Ces comportements apportent une satisfaction immédiate, mais de courte durée, qui n’efface jamais totalement la souffrance sous-jacente. Ce besoin compulsif de combler le manque est une tentative de se réapproprier le contrôle et de se distancer des peurs enracinées dans les premiers traumatismes.
Pour apaiser cette angoisse, certaines pratiques de relaxation, telles que la méditation, le sport, les massages, et la sophrologie, permettent un retour au corps dans un cadre de sécurité et de réconfort. Parler en thérapie est également bénéfique, car cela aide le patient à libérer des émotions longtemps réprimées et à redonner un sens aux blessures du passé. La relation thérapeutique offre ainsi un espace pour se sentir entendu et moins seul face à cette souffrance profonde.
Sortir du cercle des addictions
Pour sortir du cercle des addictions, il est essentiel de reconnaître et d’accepter les traumatismes d’enfance qui ont façonné le sentiment de manque. En abordant ces blessures, on peut progressivement s’affranchir des comportements compensatoires et redécouvrir un rapport plus serein à soi-même.
Si vous souhaitez perdre du poids en réglant votre rapport compulsif à la nourriture, arrêter la cigarette ou l’alcool en revenant aux sources de votre addiction, la thérapie est le meilleur moyen de régler ces comportements addictifs sur le long terme, en s’attaquant aux racines du problème. Anne van Eiszner vous propose un accompagnement personnalisé et sur-mesure grâce à différents types de thérapie telles que la psychanalyse, l’hypnose, la sophrologie ou la végétothérapie.



