La crise d’angoisse

par | 3 octobre 2017 | 1 commentaire

Faisons l’école buissonnière et quittons le thème du couple pour aborder un sujet très actuel: la crise d’angoisse.

Elle se manifeste de façon imprévisible, par des vertiges, des fourmillements, des chauds-froids, un mal de ventre, les jambes qui faiblissent, la peur de ne rien pouvoir maîtriser, une sensation d’étouffement, d’oppression, le cœur qui bat fort, etc., pour ce qui concerne les symptômes les plus courants.

Elle est redoutée car elle peut survenir n’importe où, n’importe quand. Dans les transports en commun, en conduisant, dans la rue. La situation est soudainement ressentie comme insécurisante.

Les manifestations somatiques de cette angoisse sont vécues comme un début de crise cardiaque, bien qu’elles n’aient rien à voir avec.

Et surtout, elle peut se déclarer à l’âge adulte sans jamais s’être manifestée auparavant.

Son point commun avec le « burn out »: elle arrive d’autant plus facilement que la personne est épuisée nerveusement ou en stress psychologique (comme une protestation ou une colère qui n’a pas trouvé ses mots).

Mais elle vient s’étayer sur un passif d’enfance. Ses racines peuvent être lointaines, dans l’enfance, souvent à la suite de traumatismes. Elles peuvent même remonter à la période périnatale.

Les crises d’angoisse apparaissent à celui qui les vit comme une fatalité. « J’ai tout fait, j’ai tout essayé pour me soigner, rien n’y fait, je ne comprends pas! ». L’avalanche de médicaments fait office de pansements, parfois indispensables pour calmer l’affolement de la crise, mais ils ne résolvent rien définitivement.

Or l’approche par la psychothérapie corporelle appelée neuro-végétothérapie donne de très bons résultats.

Elle agit, grâce à des exercices corporels, sur le système neuro-végétatif, interface entre les émotions et le corps (par exemple quand nous avons peur, notre cœur se met à battre plus rapidement, nous transpirons ou avons froid, les jambes flageolent, etc.).

Ces exercices reproduisent ce par quoi le bébé que nous étions est passé et les émotions qui y sont associées ressurgissent et débloquent les tensions.

Car tout traumatisme, si léger soit-il – rappelons que le bébé est un être ultra-sensible – provoque des tensions dans les tissus musculaires. Ces tensions installent des blocages de la circulation énergétique. En définitif la gestion de la vitalité sera concernée. Et les conséquences sont nombreuses, dont la crise d’angoisse.

Il n’y a donc aucune fatalité et la crise d’angoisse se soigne très bien par la psychothérapie corporelle.

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