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La relation thérapeutique est comparable à une coupe à trois pieds dans laquelle le patient dépose :

  • Son désir de guérir
  • Son caractère
  • Sa vision de la vie,

avec les parts conscientes et inconscientes.

La part inconsciente est dominante. Elle réactualise, dans la relation au psychothérapeute, la relation primaire à la mère, au père, aux parents. Sans le savoir le patient projette sur le thérapeute ses premières relations à ses éducateurs.

Ces anciens modes de relation aux parents reviennent activement dans la thérapie. Ils sont à la fois le support du travail analytique mais en même temps les obstacles. Parce qu’ils représentent les obstacles donc les résistances, la tradition psychanalytique a mis en place un certain nombre de règles sans lesquelles aucune « élaboration » ne peut se faire.

D’une part les trois pieds de la coupe :

  • Le lieu
  • Le temps
  • L’argent

D’autre part les règles suivantes :

  • Tout dire, ne rien cacher
  • Parler, ne pas agir,
  • Et, dans la mesure du possible, ne pas changer des postes essentiels de sa vie pendant la psychothérapie.

Ces règles sont indispensables car elles seules peuvent contenir la toute puissance infantile qui se rejoue dans la cure. Elles sont un contenant pour que puisse se révéler et se « consciencialiser » la problématique apportée chez le professionnel. Sans elles, la problématique explose et rien n’évolue donc les symptômes apportés restent les mêmes.

Le contrat de départ est donc essentiel. Il doit être accepté dans sa totalité pour que puisse commencer un travail psy quel que soit sa longueur.

À suivre…

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