1) Influence contraignante exercée par un individu sur autrui. A la différence de certaines formes de « leadership », l’autorité repose en général sur une base légale et un statut social.

Afin que cette autorité soit pleinement acceptée par ceux qui y sont soumis, il est important qu’elle repose sur des valeurs morales partagées, ou pour le moins comprises par ces derniers. Sans quoi, des conflits sont à prévoir.

2) Dans le cadre familial, l’influence exercée par les parents sur leurs enfants est appelée autorité parentale.

Celle-ci est fondamentale pour l’enfant, au moins autant que l’affection. Cette autorité va lui permettre d’introjecter des valeurs et critères lui servant de tuteur et participant à la création de son surmoi, ou « état du moi parent » en analyse transactionnelle. Ce sont entre autres ces valeurs morales qui régiront ses comportements et attitudes futurs.

Tout autant que les valeurs qui sous-tendent cette autorité, la forme que prend celle-ci est importante. Ainsi, les parents ont tout intérêt à exercer une autorité ferme sur le fond, mais compréhensive sur la forme. Il est en effet important que les enfants comprennent ce qui motive cette autorité, sur quoi elle est fondée et pourquoi celle-ci leur est utile. Sans quoi, il risque d’y avoir de leur part un rejet de cette autorité parentale, notamment à l’adolescence.

Notons que si le père et la mère sont porteurs d’une autorité légale sur leurs enfants, il est préférable que celle-ci soit exercée par le père, au moins au niveau supérieur, la mère s’occupant quant à elle du côté affectif. Sans quoi, certains troubles de l’identité sexuelle risquent de se développer à l’adolescence.